Prendre connaissance de l'approche globale du PCO - PDF |
Introduction
La vaccination, un des moyens éprouvés de lutte contre les maladies infectieuses, est une des priorités reprises dans le programme quinquennal de promotion de la santé.
Se protéger est certes important pour soi-même mais aussi pour les autres. Chaque personne vaccinée est en effet un obstacle à la contamination de son entourage, dans lequel peuvent se trouver des enfants, des parents, des amis, etc. qui, pour l’une ou l’autre raison, ne peuvent pas être vaccinés. De plus, en évitant à ceux-ci de contracter la maladie, on évite souvent qu’ils soient eux-mêmes à l’origine de sa transmission. En d’autres mots, on peut faire d’une pierre trois coups.
Mais cet effet « boule de neige » d’entrave à la circulation des microbes (essentiellement les virus et les bactéries) ne se produit qu’insuffisamment si le pourcentage de personnes vaccinées (ce qu’on appelle la « couverture vaccinale ») n’est pas assez élevé. On le voit, il est donc nécessaire de concevoir une politique de vaccination « proactive ». Il faut comprendre par là qu’on ne doit pas en limiter l’ambition à permettre à qui le souhaite d’en bénéficier mais d’aller au-delà en encourageant, en incitant le maximum de personnes à y recourir. C’est ce que s’efforcent de faire les Pouvoirs publics et, en particulier, la Communauté française par son programme de vaccinations.
Il faut cependant noter qu’il n’est pas possible (ni d’ailleurs justifié) de protéger tout le monde contre toutes les maladies infectieuses. En effet, il n’existe pas de vaccin contre toutes ces maladies, la gravité de certaines d’entre elles n’est que relative et tous les vaccins disponibles ne sont pas d’une égale efficacité. Par ailleurs, les moyens financiers que l’on peut mettre à disposition du programme de vaccinations ne sont pas infinis.
Ceci requiert donc de faire des choix en termes de « publics cibles » (les groupes de personnes à vacciner en priorité) et de maladies à éviter, en prenant en considération tant les données épidémiologiques (les statistiques sanitaires) et la gravité des maladies que les vaccins et les ressources financières disponibles. A cet égard, la Communauté française s’aligne sur les recommandations formulées par le Conseil supérieur de la santé du service public fédéral « Santé publique » et en particulier sur le calendrier vaccinal de base qu’il actualise chaque année.
En bref, les recommandations suivies visent aujourd’hui à vacciner le plus grand nombre possible des enfants et des adolescents âgés de 2 mois à 18 ans contre douze maladies qui sont la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la rougeole, la rubéole, les oreillons, l’hépatite B, ainsi que les maladies provoquées par l’Haemophilus influenzae de type b, le méningocoque du groupe C, le pneumocoque et le Papillomavirus.
A noter qu’en Belgique, seule la vaccination contre la poliomyélite est obligatoire.







